🌳 Ce vendredi 3 juillet, aux aurores, Mirabelle s’est hissé dans un arbre devant le Conseil régional des Hauts de France 🤡

🌳 Ce vendredi 3 juillet, aux aurores, Mirabelle s’est hissé dans un arbre devant le Conseil régional pour passer un petit message au président des Hauts-de-France : « Bertrand, avec ton canal, tu passes pour un clown, alors rejoins nous! ».

🎭 Xavier Bertrand, un clown ? OUI !!!! Et même un haut gradé clown car qui s’entête à poursuivre un projet voué à l’échec. Un clown qui ne fait pas rire les agriculteur·ices exproprié·es de leurs terres, les batelier·es mis au chômage par la fermeture du canal du Nord pendant 2 ans, les intérimaires qui s’épuiseront dans les entrepôts logistiques.

🤡 Xavier, si tu veux suivre ta vraie vocation, plutôt que de couler avec ton Méga Canal, rejoins l’armée de clowns qui arrive sur le village !

💌 Pour cela, contacte la Collective Lilloise Activiste des Clown : clac.lille@protonmail.com et viens du 9 au 12 juillet vers Cambrai pour en finir avec ce projet !
🔗 Toutes les infos sur : https://linktr.ee/lecanalprendleau

MÉGA CANAL SEINE-NORD EUROPE : DES ALTERNATIVES EXISTENT, N’ATTENDONS PLUS !

9 PROPOSITIONS À LA HAUTEUR DES URGENCES ET AU SERVICE DU TERRITOIRE

UTILISER ET SAUVER LES INFRASTRUCTURES EXISTANTES

Le territoire n’a pas besoin de Méga Canal : le canal existant n’est utilisé qu’à 25 % de ses capacités, et des milliers de kilomètres de voies ferrées sont abandonnées dans la région.

Mais les infrastructures existantes sont en mauvais état, et le Méga Canal accapare les financements publics nécessaires pour les sauver.

Ainsi, il manque 1,5 milliards d’€ d’ici 2032 pour réhabiliter et moderniser TOUT le réseau fluvial français, et 1,5 milliards d’€ par an pour empêcher des dégradations irréversibles du réseau ferré structurant. Ces investissements d’urgence doivent assurer les travaux d’entretien obligatoires pour maintenir le trafic.

DÉFENDRE LA COMPLÉMENTARITE DES MODES DE FRET

Profitons du très dense réseau fluvial et ferroviaire du territoire pour favoriser le recours au fret écologique, notamment par du démarchage et des incitations financières auprès des acteurs économiques.

L’utilisation des infrastructures existantes doit s’accompagner du développement de modes utiles pour les derniers kilomètres (micro-logistique électrique).

De fait, le camion doit être remis à sa juste place (ou mis sur des trains pour le transit), comme support des modes massifiés.

REVALORISER LES MÉTIERS DU FRET ÉCOLOGIQUE ET ACCOMPAGNER LES RECONVERSIONS

Première condition d’un véritable report modal : il faut des travailleur·euses (batelier·es, cheminot·es et manutentionnaires) et des compétences adaptées chez tous les acteurs (chargeurs, collectivités, gestionnaires, etc.).

Grâce à des investissements massifs, il est urgent de relancer une vraie politique de formation, de soutenir l’installation de nouveaux batelier·es et de développer des compétences de recherche.

Par ailleurs, il est nécessaire d’accompagner la reconversion des travailleur·euses des secteurs polluants vers les métiers d’avenir et compatibles avec les urgences actuelles.

LA VOIE D’EAU AU COEUR D’UN PROJET DE TERRITOIRE

Dans un territoire marqué par les canaux, la relance du fluvial doit être accompagnée par le développement des acteurs associés : chantiers navals, université de la batellerie, etc.

Le fret ne doit pas empêcher la diversité des usages supportée par le réseau fluvial : lieux de sociabilité, moyen de transport de passagers dans les régions denses, espace d’activités sportives et culturelles, etc.

En somme, l’enjeu est de remettre de la vie dans nos canaux : des voies d’eau partagées, support de convivialité, pour unir le territoire et offrir des pistes d’adaptation aux incertitudes futures.

SE PRÉPARER COLLECTIVEMENT AU MONDE QUI VIENT

Le dérèglement climatique, l’effondrement de la biodiversité et le dépassement des limites planétaires nous forcent à repenser complétement nos modes d’habiter le territoire.

Lançons dès maintenant des assemblées citoyennes et des études pour anticiper les bouleversements à venir et les nécessaires évolutions des infrastructures actuelles.

Redonnons le pouvoir aux habitant·es et faisons émerger de nouveaux fonctionnements socio-économiques à la hauteur des enjeux actuels.

FAVORISER L’ÉMERGENCE DE NOUVELLES PRATIQUES AGRICOLES

Par différents mécanismes incitatifs (primes, mutualisation des équipements, etc.), il faut permettre l’arrivée d’une nouvelle génération d’agriculteur·ices sur les parcelles mises en réserve par la SAFER.

Faciliter l’installation doit permettre de diversifier les pratiques, tout en accompagnant le développement des dispositifs de solidarité entre agriculteurs et consommateurs (Sécurité sociale de l’alimentation).

Ces politiques de transformations agricoles doivent également donner de nouvelles perspectives aux agriculteur·ices qui s’interrogent sur l’avenir de leur modèle.

PANSER LE TERRITOIRE

Les zones ravagées par les premiers chantiers du CSNE doivent être renaturées et rendues aux habitant·es du territoire.

Par ailleurs, il faut accentuer les actions visant à replanter des haies, soutenir le passage à l’agriculture biologique, développer des organismes de formation à l’agroécologie, etc.

Les besoins fonciers des acteurs économiques doivent être comblés uniquement par le recours aux milliers d’hectares de friches industrielles, et non de terres agricoles.

DÉFENDRE ET ÉTENDRE NOS SERVICES PUBLICS

Les services publics doivent être maintenus et développés en conséquence des transformations socio-écologiques à venir.

L’accès aux soins doit être garanti pour tous les habitant·es, les écoles et les classes doivent être maintenues et le réseau de transport de voyageurs doit offrir une véritable alternative à la voiture individuelle : rouvrir des gares fermées, augmenter l’offre de cars et de transport à la demande, développer des pistes cyclables sécurisées.

A l’instar de la Sécurité sociale de l’alimentation, de nouveaux services publics doivent être mis en œuvre pour répondre aux réels besoins du territoire et de ses habitant·es.

SOUTENIR L’ÉMERGENCE DE NOUVEAUX ACTEURS ÉCONOMIQUES

Dans un territoire présentant des taux de précarité parmi les plus élevés de la métropole, il est urgent de favoriser le développement de nouvelles activités, fondées sur la coopération, le partage des savoirs, l’entraide et la proximité.

Contre la massification des emplois logistiques, précaires, dangereux et mal payés, investissons dans l’émergence d’emplois rémunérateurs et émancipateurs : structuration des filières de réemploi et d’écoconstruction, revalorisation et massification des activités d’accompagnement et de soin des plus fragiles, développement des activités néoartisanales basées sur la réparation et la revalorisation, etc.