🌳 Ce vendredi 3 juillet, aux aurores, Mirabelle s’est hissé dans un arbre devant le Conseil régional des Hauts de France 🤡

🌳 Ce vendredi 3 juillet, aux aurores, Mirabelle s’est hissé dans un arbre devant le Conseil régional pour passer un petit message au président des Hauts-de-France : « Bertrand, avec ton canal, tu passes pour un clown, alors rejoins nous! ».

🎭 Xavier Bertrand, un clown ? OUI !!!! Et même un haut gradé clown car qui s’entête à poursuivre un projet voué à l’échec. Un clown qui ne fait pas rire les agriculteur·ices exproprié·es de leurs terres, les batelier·es mis au chômage par la fermeture du canal du Nord pendant 2 ans, les intérimaires qui s’épuiseront dans les entrepôts logistiques.

🤡 Xavier, si tu veux suivre ta vraie vocation, plutôt que de couler avec ton Méga Canal, rejoins l’armée de clowns qui arrive sur le village !

💌 Pour cela, contacte la Collective Lilloise Activiste des Clown : clac.lille@protonmail.com et viens du 9 au 12 juillet vers Cambrai pour en finir avec ce projet !
🔗 Toutes les infos sur : https://linktr.ee/lecanalprendleau

MÉGA CANAL SEINE-NORD EUROPE : DES ALTERNATIVES EXISTENT, N’ATTENDONS PLUS !

9 PROPOSITIONS À LA HAUTEUR DES URGENCES ET AU SERVICE DU TERRITOIRE

UTILISER ET SAUVER LES INFRASTRUCTURES EXISTANTES

Le territoire n’a pas besoin de Méga Canal : le canal existant n’est utilisé qu’à 25 % de ses capacités, et des milliers de kilomètres de voies ferrées sont abandonnées dans la région.

Mais les infrastructures existantes sont en mauvais état, et le Méga Canal accapare les financements publics nécessaires pour les sauver.

Ainsi, il manque 1,5 milliards d’€ d’ici 2032 pour réhabiliter et moderniser TOUT le réseau fluvial français, et 1,5 milliards d’€ par an pour empêcher des dégradations irréversibles du réseau ferré structurant. Ces investissements d’urgence doivent assurer les travaux d’entretien obligatoires pour maintenir le trafic.

DÉFENDRE LA COMPLÉMENTARITE DES MODES DE FRET

Profitons du très dense réseau fluvial et ferroviaire du territoire pour favoriser le recours au fret écologique, notamment par du démarchage et des incitations financières auprès des acteurs économiques.

L’utilisation des infrastructures existantes doit s’accompagner du développement de modes utiles pour les derniers kilomètres (micro-logistique électrique).

De fait, le camion doit être remis à sa juste place (ou mis sur des trains pour le transit), comme support des modes massifiés.

REVALORISER LES MÉTIERS DU FRET ÉCOLOGIQUE ET ACCOMPAGNER LES RECONVERSIONS

Première condition d’un véritable report modal : il faut des travailleur·euses (batelier·es, cheminot·es et manutentionnaires) et des compétences adaptées chez tous les acteurs (chargeurs, collectivités, gestionnaires, etc.).

Grâce à des investissements massifs, il est urgent de relancer une vraie politique de formation, de soutenir l’installation de nouveaux batelier·es et de développer des compétences de recherche.

Par ailleurs, il est nécessaire d’accompagner la reconversion des travailleur·euses des secteurs polluants vers les métiers d’avenir et compatibles avec les urgences actuelles.

LA VOIE D’EAU AU COEUR D’UN PROJET DE TERRITOIRE

Dans un territoire marqué par les canaux, la relance du fluvial doit être accompagnée par le développement des acteurs associés : chantiers navals, université de la batellerie, etc.

Le fret ne doit pas empêcher la diversité des usages supportée par le réseau fluvial : lieux de sociabilité, moyen de transport de passagers dans les régions denses, espace d’activités sportives et culturelles, etc.

En somme, l’enjeu est de remettre de la vie dans nos canaux : des voies d’eau partagées, support de convivialité, pour unir le territoire et offrir des pistes d’adaptation aux incertitudes futures.

SE PRÉPARER COLLECTIVEMENT AU MONDE QUI VIENT

Le dérèglement climatique, l’effondrement de la biodiversité et le dépassement des limites planétaires nous forcent à repenser complétement nos modes d’habiter le territoire.

Lançons dès maintenant des assemblées citoyennes et des études pour anticiper les bouleversements à venir et les nécessaires évolutions des infrastructures actuelles.

Redonnons le pouvoir aux habitant·es et faisons émerger de nouveaux fonctionnements socio-économiques à la hauteur des enjeux actuels.

FAVORISER L’ÉMERGENCE DE NOUVELLES PRATIQUES AGRICOLES

Par différents mécanismes incitatifs (primes, mutualisation des équipements, etc.), il faut permettre l’arrivée d’une nouvelle génération d’agriculteur·ices sur les parcelles mises en réserve par la SAFER.

Faciliter l’installation doit permettre de diversifier les pratiques, tout en accompagnant le développement des dispositifs de solidarité entre agriculteurs et consommateurs (Sécurité sociale de l’alimentation).

Ces politiques de transformations agricoles doivent également donner de nouvelles perspectives aux agriculteur·ices qui s’interrogent sur l’avenir de leur modèle.

PANSER LE TERRITOIRE

Les zones ravagées par les premiers chantiers du CSNE doivent être renaturées et rendues aux habitant·es du territoire.

Par ailleurs, il faut accentuer les actions visant à replanter des haies, soutenir le passage à l’agriculture biologique, développer des organismes de formation à l’agroécologie, etc.

Les besoins fonciers des acteurs économiques doivent être comblés uniquement par le recours aux milliers d’hectares de friches industrielles, et non de terres agricoles.

DÉFENDRE ET ÉTENDRE NOS SERVICES PUBLICS

Les services publics doivent être maintenus et développés en conséquence des transformations socio-écologiques à venir.

L’accès aux soins doit être garanti pour tous les habitant·es, les écoles et les classes doivent être maintenues et le réseau de transport de voyageurs doit offrir une véritable alternative à la voiture individuelle : rouvrir des gares fermées, augmenter l’offre de cars et de transport à la demande, développer des pistes cyclables sécurisées.

A l’instar de la Sécurité sociale de l’alimentation, de nouveaux services publics doivent être mis en œuvre pour répondre aux réels besoins du territoire et de ses habitant·es.

SOUTENIR L’ÉMERGENCE DE NOUVEAUX ACTEURS ÉCONOMIQUES

Dans un territoire présentant des taux de précarité parmi les plus élevés de la métropole, il est urgent de favoriser le développement de nouvelles activités, fondées sur la coopération, le partage des savoirs, l’entraide et la proximité.

Contre la massification des emplois logistiques, précaires, dangereux et mal payés, investissons dans l’émergence d’emplois rémunérateurs et émancipateurs : structuration des filières de réemploi et d’écoconstruction, revalorisation et massification des activités d’accompagnement et de soin des plus fragiles, développement des activités néoartisanales basées sur la réparation et la revalorisation, etc.

Méga Canal – Méga Mensonges : débunk des arguments bidons du Méga Canal

Pour justifier la destruction de tout un territoire, la société du canal s’est lancée dans une vaste opération de greenwashing au service du transport routier et de promesses creuses à l’emploi.

Le mythe du « report modal »*

Les défenseurs du projet répètent en boucle que le Méga Canal permettrait de réduire le nombre de camions dans les Hauts-de-France. Une promesse qui n’est soutenue par aucune étude sérieuse, et qui est d’ailleurs démentie par la Société du canal elle-même : une étude réalisée en 2024 par les promoteurs du projet annonce 8 millions de camions supplémentaires sur les routes, par an, à l’horizon 2035 ! Le Méga Canal accompagnerait donc la croissance des flux de marchandises et non leur réduction, quelque soit le mode !

Méga travaux, méga camions

La seule phase de travaux va générer un accroissement significatif du transport routier, puisque le canal du Nord existant va être fermé pendant deux années jusqu’à la mise en service du Méga Canal. Cette fermeture conduirait à mettre 250 000 camions supplémentaires sur les routes.

En outre, plusieurs milliers de camions vont être nécessaires au chantier du Méga Canal et de ses nombreux ouvrages : il faut acheminer les matériaux, déblayer/remblayer, construire les voies d’accès.

Méga Canal, mort du fluvial

Une fois achevé, le canal concurrencerait le fret fluvial entre Paris et Le Havre et son port, ainsi que le fret ferroviaire. Il accélérerait la disparition de la petite batellerie, qui trouvait refuge sur le canal du Nord. Toutes les études montrent que le fluvial à grand gabarit concurrence surtout le ferroviaire et le petit fluvial : les camions ne transportent pas la même chose que les bateaux et sont toujours plus flexibles dans une économie capitaliste. Pire, le Méga Canal rendrait possible la construction d’entrepôts logistiques et de ports intérieurs servant de parkings à conteneurs. C’est près de 400 000 camions supplémentaires liés à la logistique qui circuleront sur les routes des Hauts-de-France.

Le Méga Canal va accaparer au moins 10 milliards d’euros d’argent public, qui manquent pourtant cruellement aujourd’hui pour l’entretien des réseaux fluviaux et ferroviaires existants, précipitant ainsi la fin du fret fluvial écologique et accélérant le recours aux camions.

Méga Canal, fin de l’emploi local

Les promesses d’emploi du Méga Canal sont fondées sur des hypothèses délirantes, et sur une théorie du ruissellement que même Macron n’oserait plus défendre. En réalité, seules quelques centaines d’emplois seraient créés dans les entrepôts logistiques, secteur connu pour sa pénibilité, sa précarité et ses tâches facilement automatisables. En réalité, le Méga Canal va précipiter la fin du fret écologique – la batellerie et du fret ferroviaire – et avec lui des centaines d’emplois. Le nombre de bateliers a déjà été divisé par 7 depuis les années 1970. En favorisant les entrepôts logistiques et la mondialisation, le Méga Canal accompagnerait la disparition des commerces de proximité et des acteurs économiques locaux. Pour 10 milliards d’euros (au moins), il serait possible de répondre aux véritables urgences du territoire en créant des milliers d’emplois pérennes et en mobilisant les travailleurs du BTP pour réhabiliter les infrastructures existantes et développer les mobilités douces.

En 1997, le projet Rhin-Rhône avait été arrêté alors que 15 kilomètres de canal étaient achevés. Le chantier du Méga Canal vient lui de commencer : moins d’1% des travaux ont été réalisés. Le budget n’est toujours pas bouclé et de récents rapports (Cour des comptes, Conseil d’orientation des infrastructures) accablent le Méga Canal et confirment toutes les alertes lancées depuis des mois.

📢 MÉGA CANAL, MÉGA RECRUTEMENTS : REJOIGNEZ-NOUS !

🎪 Du 9 au 12 juillet, on vous accueille sur un village militant et festif dans les Hauts-de-France !

🛠 🍻 Tu veux nous aider à monter des chapiteaux ou à gérer la buvette et la cantine ? Les toilettes sèches n’ont aucun secret pour toi ? Remplis le formulaire pour devenir bénévole !

🤡 Tu es formé•e comme clown activiste ? Charrier les FDO ne te fais pas peur ? Rejoins notre armée clownesque 🔫

📨 Écris au CLAC ici : clac.lille@protonmail.com

👩‍🎨 Tu es artiste, créateur•ice, artisan•e, et tu souhaites participer au marché du village du 10 juillet ? Contacte nous pour réserver un emplacement gratuit ! (⏳️d’ici le 20 juin)

📝 Les formulaires d’inscription (bénévoles et marché de créateur•ices) sont à retrouver sur le linktree : https://linktr.ee/lecanalprendleau (lien dans la bio)

💥 On à hâte de vous retrouver pour couler le Méga Canal !

🏗️Dans les Hauts-de-France, les chantiers du Méga Canal s’accélèrent tous azimuts !

🚧 De Montmacq (Oise) à Oisy-le-Verger (Pas-de-Calais), en passant par la Somme et le Nord, plusieurs chantiers ont démarré. Qu’il s’agisse des travaux prépatoires – coupes d’arbres, terrassements – ou de la construction d’ouvrages comme l’écluse de Montmacq, le projet de Méga Canal avance. Et avec lui, des ravages irréversibles sur la qualité de vie des riverain•es, des milieux, des espèces et le cycle de l’eau. 

✊ Mais il est encore temps de tout arrêter ! Alors que l’argent manque, seulement 1% des travaux ont été réalisés ! Tout reste à faire, et donc à protéger !

🏭 Aux quatre coins du tracé, riverain•es et agriculteur•ices se mobilisent contre le Méga Canal et les projets imposés et polluants qu’il sert à justifier : méga parc logistique, data center, usines d’engrais chimiques et traitement de déchets amiantés sont au coeur du « projet de développement » des Hauts-de-France.

Pétition pour soutenir les habitant.e.s de Languevoisin : https://www.change.org/p/stop-%C3%A0-l-industrialisation-de-languevoisin-quiquery-prot%C3%A9geons-notre-sant%C3%A9-nos-terres

 

Le Méga Canal prend l’eau : Enterrons-le ! Du 9 au 12 juillet 2026, rejoignez la mobilisation nationale contre le canal Seine-Nord Europe

Du 9 au 12 juillet, la prochaine grande mobilisation contre le Méga Canal aura lieu dans les Hauts-de-France avec manifestations, actions, village militant, débats et festivités… C’est un moment charnière pour converger et faire définitivement tomber le canal Seine-Nord Europe !

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Pourquoi nous nous opposons au Canal Seine-Nord Europe :

  • Un projet de Méga Canal qui suit le tracé d’un canal existant sous utilisé (le Canal du Nord)
  • Au moins 10 milliards d’euros d’argent public avec un coût d’emprunt faramineux
  • Plus de 300 espèces protégées menacées
  • 3000 hectares de terres naturelles et agricoles artificialisées, c’est 2 fois la surface des terres qui devaient être artficialisées pour l’aéroport de Notre Dame des Landes et 6 fois l’A69
  • Des travaux équivalents à 10x l’ampleur du tunnel de la Manche et des dizaines de millions de tonnes de béton coulées
  • 35 millions de m3 d’eau pompées dans l’Oise (dont un bras rebouché), diminuant la ressource en eau du territoire
  • Une mégabassine de 22 fois la taille de celle de Sainte-Soline et des projets connexes de mégabassines, augmentant ainsi l’accaparement de l’eau
  • Des chiffres trafiqués pour justifier son utilité (vider les routes) alors qu’il va en réalité concurrencer le fret ferroviaire et la batellerie locale, tout en ne faisant pas baisser le nombre de camions
  • La colonne vertébrale de projets imposés et polluants (plateforme logistique, data centers, production d’engrais azotés, traitement de déchets amiantés etc.)
  • Un seul objectif : augmenter l’exportation des céréales ou des matériaux pour le BTP à l’international en passant par Anvers ou Rotterdam. C’est un projet qui appuie à la fois la croissance du modèle agro-chimique, de l’industrie du béton et la logique des transports à longue distance qui sont 3 causes majeures de dégradation environnementale et climatique.

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Du 10 au 12 octobre 2025, 2000 manifestant·es s’étaient déjà rassemblé·es contre le projet du canal Seine-Nord Europe (CSNE). Entre promenades naturalistes, joyeuse échapée en direction du chantier et baignade-pirate, nous avons su unir nos forces pour lancer l’offensive contre ce projet mortifère ! Personne n’ignore désormais que le Méga Canal est un Méga Scandale : 3200 hectares de terres artificialisées (8 fois l’A69), des emplois détruits, 300 espèces protégées menacées, l’Oise rebouchée, des méga-mégabassines qui accaparent les ressources locales en eau, des millions de tonnes de béton coulées, et des millions de camions en plus sur les routes. Le tout pour au moins 10 milliards d’euros d’argent public !

Méga travaux pour un méga carnage : il est encore temps de stopper le projet !

Mais notre mobilisation réussie semble avoir laissé un goût amer à la Société du canal Seine-Nord Europe. Depuis, elle a accéléré les travaux préparatoires et les défrichements. Malgré les actions des écureuil·les, les arbres occupés en octobre ont été abattus, tout comme la plupart des grands spécimens sur les 107 kilomètres du tracé. L’objectif est clair : éviter les occupations et jouer la politique du fait accompli. 

Au sud du tracé, à Montmacq, les travaux sont déjà bien entamés : le lit de l’Oise a été déplacé, un viaduc achevé et une écluse est en cours de construction. Ici, comme ailleurs, c’est Bouygues qui a empoché l’argent des marchés publics. Les chantiers progressent aussi plus au nord, où l’A2 a été déviée, et NGE, acteur central de l’A69, s’affaire sur les terrassements de l’écluse de Oisy-le-Verger. Mais ne nous leurrons-pas : pas un seul mètre du canal n’a été creusé, et moins de 1 % des travaux ont été réalisés.

Au moins 10 milliards d’euros d’argent public : le canal Seine-Nord Europe dans une impasse budgétaire

Il est encore temps d’arrêter ce chantier, d’autant plus que différents acteurs institutionnels viennent de tirer la sonnette d’alarme et semblent prêts à quitter le navire. Dans un rapport paru en avril 2026, la Cour des comptes est sans appel : elle dénonce un projet marqué « par une dérive des coûts et des délais« , confié à l’établissement public local « mal armé« . En effet, le budget est déjà passé de 3,5 à plus de 10 milliards d’euros, avec un coût d’emprunt qui oscille à lui seul entre 1 et 3 milliards. Des excès pharamineux, qui ne sont pas encores financés, et qui menacent d’alourdir les politiques austéritaires qui touchent notre pays. 

Le Conseil d’Orientation des Infrastructures (COI), une instance consultative placée sous la tutelle du Ministère des transports, a aussi alerté sur le caractère obsolète du bilan socio-économique et les impacts environnementaux « forts et multiples ». En résumé, les caisses publiques (déjà vides) vont être pillées, tout ça afin de poursuivre un projet catastrophique pour le territoire

Si les institutions n’osent pas s’opposer frontalement au projet, la Société du Canal est sommée de revoir sa copie, et vite. 2026 est une année charnière pour le projet : celle de l’attribution de la majorité des marchés publics. Ensuite, tout pourrait s’accélérer. Il est donc temps de mettre un coup d’arrêt définitif à ce projet, et de défendre le territoire et ses habitant·es !

Un projet contre la batellerie locale et celles et ceux qui habitent le territoire

Le projet impacte la terre mais aussi nos vies : fin mars 2026, les habitant·es de la Vieille-Oise ont été expulsé·es de la rivière. Symbole de l’absurdité du projet, l’Oise doit être rebouchée pour créer un marais et ainsi compenser la destruction d’autres zones humides. À Longueuil-Annel, les pénichard·es ont donc été contraint·es de quitter leurs lieux de vie, accompagné·es par plus de 300 personnes venues manifester leur soutien le jour de l’expulsion.

Pendant ce temps-là, le canal du Nord, canal existant sous-utilisé et dont le Méga Canal suit littéralement le tracé, va quant à lui être fermé pendant plusieurs années avant que le nouveau canal ne soit navigable. Les centaines de batellier·es qui l’utilisent seront mis·es au chômage, et tant pis pour celles et ceux qui ont investi dans un outil de travail – leur bateau – qu’iels ne pourront plus revendre à leur départ en retraite, car il ne sera plus rentable face aux énormes embarcations qui circuleront sur le flambant neuf Méga Canal. En réalité, le CSNE est un projet qui menace toute la battelerie, car il accaparerait les milliards d’euros qui manquent cruellement pour entretenir l’ensemble du réseau fluvial français.

Il ne s’agit pas d’un projet de désenclavement, ni de prospérité au service de ses habitant·es et travailleur·euses. Son objectif est simple : détourner massivement les richesses collectives pour accélérer la mondialisation, au profit d’une poignée de privilégiés et au détriment des terres agricoles, des ressources en eau, des habitant·es et du vivant dans son ensemble. Plus qu’un simple projet d’infrastructure, le Méga Canal est aussi et surtout la colonne vertébrale de projets imposés et polluants en tout genre, qui menacent de s’implanter tranquillement tout le long du tracé : usine d’engrais azotés, traitement de déchets amiantés et énormes plateformes logistiques et data centers sont au menu du projet de « développement » de la région des Hauts-de-France.

Les habitant·es déterminé·es à reprendre le pouvoir !

C’est l’avenir que Xavier Bertrand souhaite imposer aux Hauts-de-France, sans aucune considération pour les voix dissidentes, dans un territoire déjà délaissé et dans lequel l’extrême droite a encore progressé aux dernières élections. Le Rassemblement National, qui ne s’est pas exprimé sur le sujet depuis plus de dix ans, semble soutenir discrètement le projet. Mais les riverain·es n’ont pas dit leur dernier mot : à Oisy-le-Verger, le projet a été soumis à un vote populaire fin avril, avec 70 % d’opposition !

Nous ne sommes pas dupes : nous n’avons pas besoin d’un Méga Canal à 10 milliards d’euros. Nous ne voulons ni accélérer la vassalisation et la transformation des Hauts-de-France en plateforme logistique, ni que le territoire soit réduit à un simple « maillon » du libre-échange mondialisé. Ce projet n’est pas une fatalité. Des  alternatives souhaitables et viables sont possibles : entretenir le canal du Nord et les autres canaux existants, revaloriser la batellerie et rénover les lignes ferroviaires commerciales qui ont été abandonnées depuis trop longtemps au profit du tout routier. 

Unissons-nous sous la bannière bleu métallique du Martin-pêcheur : faire masse pour inverser le rapport de force

Ils veulent voler nos terres et définitivement briser les réseaux de solidarité hérités des grandes luttes sociales portées par les mineur·es, ouvrier·es et paysan·nes qui ont marqué la région. Il n’en sera rien. Face au massacre en bande organisée de l’Oise et du vivant, et l’exploitation toujours plus importante des travailleur·euses, les Martin-pêcheurs ont repris le chemin de la résistance avec les enfants de la Seine et les géant·es du Nord. 

Nous vous invitons à nous rejoindre sous la bannière bleu métallique du martin-pêcheur du 9 au 12 juillet 2026, pour un méga weekend de mobilisation contre le canal Seine-Nord Europe !

Du 9 au 12 juillet, le Méga Canal prend l’eau !

Canal telegram : t.me/soulevementseine

Instagram : @megacanalnonmerci

Linktree : https://linktr.ee/lecanalprendleau

Mail : soulevementsdelaseine@proton.me

✨ Le 11 Mai aux Bords de l’Aisne : rencontre avec Carlos Beas Torres ✨

Au programme :

RDV 17h devant la gare de Compiègne pour un départ groupé en vélo (40min) et voiture (15min)

– Accueil à partir de 18h aux Bords de l’Aisne, 19 rue Marcel Bouland à Rethondes (événement en extérieur)

Présentation de la lutte contre le Corridor Interocéanique

Cantine à prix libre, discussions et projection d’un court documentaire à la tombée de la nuit

🇲🇽 L’activiste mexicain Carlos Beas Torres, coordinateur de l’Union des communautés indigènes de la zone nord de l’isthme de Tehuantepec (UCIZONI) et délégué du Congrès National Indigène (CNI, fondé en 1996 dans le sillage du soulèvement zapatiste), s’arrête à Rethondes près de Compiègne le 11 Mai prochain pour la première date de sa tournée européenne qui aura lieu de mai à juillet !

👉 Il vient porter la parole des résistances des peuples indigènes de la région de l’isthme, la bande de terre la plus étroite entre Pacifique et Atlantique au Mexique. L’objectif est d’informer de la situation actuelle d’avancée des mégaprojets destructeurs, de la répression et de la militarisation dans la région et plus largement dans tout le Mexique ; et de tisser, par en bas, des alliances internationalistes pour défendre les territoires et renforcer les résistances des peuples indigènes du Mexique.

👉 Depuis 2020, un mégaprojet industriel et logistique s’impose dans le sud du Mexique : le Corridor Interocéanique de l’Isthme de Tehuantepec (CIIT). Peu connu en Europe, ce mégaprojet concentre des enjeux stratégiques majeurs pour le développement économique régional et continental ainsi que pour la reconfiguration du commerce mondial. En assurant une liaison ferroviaire pour le transport de fret entre les océans Pacifique et Atlantique, le Corridor Interocéanique se projette comme une alternative ambitieuse au Canal de Panama. L’empire logistique impose partout sa logique d’expansion !

🏭 Le Corridor Interocéanique et le Canal Seine-Nord Europe ne sont pas des infrastructures logistiques neutres mais cherchent à produire à partir du transport de marchandises une reconfiguration complète du territoire par l’industrialisation. Derrière les promesses d’arrivée du progrès et de la modernité dans le Sud du Mexique, ou de retour du développement économique par la réindustrialisation dans les Hauts-de-France, toujours avec une couche de vernis « vert », se cache en réalité la destruction de ces territoires pour en faire des zones de sacrifice, des territoires servants pour les besoins du capitalisme.

La venue de Carlos Beas Torres nous invite à tourner notre regard et notre solidarité vers le sud mexicain, et à élargir et amplifier nos alliances internationalistes contre l’emprise et l’expansion de l’empire logistique, déjà enclenchées avec le weekend d’actions simultanées en octobre dernier en France, Allemagne, Pays-Bas et Belgique. Nous devons empêcher ces nouveaux projets de routes logistiques, et plus largement enrayer cet empire, qui facilite la concurrence mondiale entre les peuples, le transport des combustibles fossiles, des produits de l’agro-industrie, mais aussi des armes, permettant ainsi la perpétuation des génocides et guerres impérialistes.

🔥 Retrouvons nous nombreux-ses le 11 mai pour accueillir et échanger avec Carlos Beas Torres !

Méga Canal – Le projet prend l’eau !

🚨 En deux mois, 3 institutions viennent de publier des rapports accablant le canal Seine-Nord Europe.

➡️ ️ La Cour des comptes, le Conseil d’Orientation des infrastructures et la Cour des comptes européenne adressent de nombreuses critiques au projet : dérive budgétaire, retards, moyens humains insuffisants, impacts grandissants….

✅ Ces rapports ébranlent la confiance des acteurs dans le projet, et confirment les alertes lancées depuis plusieurs années par le collectif Méga Canal Non Merci. 

🔥 Alors que les coûts explosent et que le chantier peine à démarrer, nos décideurs doivent en tirer les conclusions nécessaires : il est grand temps d’en finir avec le canal Seine-Nord Europe !

📆 Rendez-vous du 9 au 12 juillet dans les Hauts-de-France pour mettre un terme à ce projet destructeur ! 

❌️ Stop Méga Canal

Soulèvements de la Seine | NOUVELLE MOBILISATION NATIONALE CONTRE LE MÉGA CANAL !

🔥 save the date

🌊 Le Méga Canal prend l’eau ! 

🌈 Du 9 au 12 juillet, rendez-vous dans les Hauts-de-France pour converger en masse contre les chantiers du Méga Canal. 

Alors que les travaux s’accélèrent et que Xavier Bertrand refuse d’entendre les contestations, il est plus urgent que jamais d’agir ! 

Au programme de cette manif’estivale : mobilisation, village militant, concerts, ateliers, tables rondes et animations pour toustes ! 

💫 Plus d’infos à venir, stay tuned !